La sixième extinction de masse des animaux continue et s’accélère

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C’est une étude, publié lundi 10 juillet dans les Proceedings of the National Academy of Science (PNAS), qui alarme sur “l’anéantissement biologique” en cours.

Cette analyse d’une “défaunation catastrophique” a été menée par Gerardo Ceballos (université nationale autonome du Mexique) et Paul Ehrlich (Stanford). Ils avaient déjà publié une étude, en juin 2015, calculant que les disparitions d’espèces ont été multipliées par 100 depuis 1900.

Une quantification du déclin.

C’est une évolution dans l’analyse et la compréhension de cette catastrophe, la quantification du déclin ne se fait plus en fonction du nombre d’espèces mais de leur population (groupe d’animaux sur un territoire). “L’accent mis sur l’extinction des espèces peut donner l’impression que la biodiversité terrestre n’est pas dramatiquement et immédiatement menacée, mais qu’elle entre juste lentement dans un épisode d’érosion majeure, que l’on pourra combattre plus tard”, expliquent les auteurs.

L’étude se base sur une méta-analyse des espèces de vertébrés connues portant sur l’évolution de 27 600 espèces de mammifères, oiseaux, reptiles et amphibiens terrestres, réparties sur les cinq continents. Utilisant la base de données de la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), qui constitue l’inventaire mondial le plus complet de l’état de conservation de la biodiversité. L’étude se compose également, et plus spécifiquement, de 177 espèces de mammifères.

La réelle ampleur de l’extinction de masse qui touche la faune a été sous-estimée : elle est catastrophqiue”.

C’est le jugement porté par les chercheurs.

En effet, 32% des espèces étudiées déclinent en termes de population et d’étendue. En 2016, la planète ne comptait que 7 000 guépards et 35 000 lions africains, ce qui représente une chute de 43% depuis 1993.

Les populations des orangs-outans de Bornéo ont chuté de 25% depuis dix ans. Et celles des girafes ont diminué de 115 000 spécimens en 1985 à 97 000 en 2015.

Celles des pangolins ont tout simplement été décimées.

Tous les continents concernés.

Près de 30% de ces espèces en déclin sont considérées comme communes. Elles sont classées en tant que “faible préoccupation” et non pas en “danger” par l’UICN.

Les zones les plus touchées sont celles situées aux Tropiques (Amazonie, bassin du Congo, Asie du sud-est).

Corollaire de la perte d’effectifs, la faune voit son territoire se rétrécir. Parmi les 177 espèces spécifiques de l’étude, 40% ont perdu 80% de leur aire de répartition historique depuis 1900.

Au total, plus de 50% des animaux ont disparu depuis quarante ans. Confirmant les conclusions du dernier rapport “Planète vivante” publié en octobre par WWF.

Deux ou trois décennies pour agir.

“Cette étude montre que la situation est très alarmante, plus que ce que peut laisser voir notre liste rouge”, affirme Florian Kichner.

Selon l’UICN, 42% des espèces d’invertébrés terrestres et 25% de celles des invertébrés marins sont menacées d’extinction.

Les causes d’effets sont connues et vérifiées. Imputables à la perte et à la dégradation de l’habitat sous l’effet de l’agriculture, de l’exploitation forestière, de l’urbanisation ou de l’extraction minière. Puis de la surexploitation des espèces (chasse, pêche, braconnage), la pollution, les espèces invasives et les maladies. Bien plus récent encore, le changement climatique.

“Les moteurs ultimes de la sixième extinction de masse sont moins souvent cités. Il s’agit de la surpopulation humaine, liée à une croissance continue de la population et de la surconsommation, en particulier par les riches” abondent les chercheurs.

La survie de la biodiversité, mais également de l’humanité.

“Nous ne disposons que d’une petite fenêtre pour agir, deux ou trois décennies au maximum”, préviennent-ils. Ils rappellent également que “l’érosion des espèces entraîne de graves conséquences en cascades sur l’ensemble des écosystèmes, ainsi que des impacts économiques et sociaux pour l’humain”.

Les scientifiques appellent donc à réduire la croissance de la population humaine et de la consommation, à utiliser les technologies plus efficaces et moins consommatrices, à freiner le commerce des espèces en voie de disparition ou encore à aider les pays en développement à maintenir les habitats naturels et à protéger leur biodiversité.

Thomas*

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