La préoccupation dans la bande de Gaza n’est guère celle du bien-être des animaux… Tellement les hommes peinent à vivre. Au zoo, les animaux décèdent les uns après les autres, le tigre – le seul du parc – n’a pas été nourri depuis 4 jours.

Un état des lieux qui donne froid dans le dos

Des animaux présents à l’ouverture du Zoo de Khan Younès, en 2007, il ne reste plus qu’une biche – dernière survivante de son ancienne harde -, un pélican, une autruche, deux porcs-épics – qui dorment quasiment tout le temps – et un tigre affamé – qui tourne en rond.

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Des cadavres de crocodiles et d’un lion, figés dans leur dernière posture, pourrissent au soleil. Le propriétaire du zoo, Mohammed Aweda, explique qu’il a l’intention d’empailler les reptiles, qu’il en extrait les écailles. Des os de biches gisent au sol…

Une odeur immonde se dégagerait, tristement contradictoire avec ce qu’une pancarte avec un méssage presque effacé, exigeait des visiteurs :

“respecter la propreté des lieux”

Les cages vides sont envahies par la végétation. Des petits félins tout sales s’amusent à passer entre les barreaux des cages, dont la peinture s’écaille. Des hurlements à la mort d’un chiot fait éco, dans ce zoo mouroir…

Le directeur explique que le tigre :

“n’a pas mangé de viande depuis quatre jours. Le nourrir représente un budget de 250 shekels par jour (~ 60€), une somme que je n’ai même pas réussi à gagner avec les visites du zoo en un an”.

Khan Younès, ruines mourantes d’un parc qui vivait bien

Ce petit zoo – 2.000 mètres carrés – au milieu des terres agricoles, dans le sud de la bande de Gaza, accueillait des familles avec des enfants qui se pressaient chaque jour, pour trois shekels seulement (~ 70c d’euros) pour voir des aigles, des lions, un tigre, une petite horde de cervidés, une demi-douzaine de pélicans, des crocodiles.

Dommages collatéraux de la guerre des hommes

Entre 2008 et 2014, la bande de Gaza a connu trois guerres… Les animaux ont aussi été touchés par les bombardements, 80 animaux d’après Mohamed, ont perdu la vie par les bombes :

“j’ai attendu des jours avant de pouvoir entrer tellement l’odeur de mort était forte. J’ai trouvé des cadavres un peu partout”

L’économie asphyxiée, les visiteurs d’autrefois ne peuvent plus dépenser leur argent dans des loisirs, et par conséquent financer les soins et la nourriture aux survivants de ce cimetière à ciel ouvert. 80% de la population dépend de l’aide internationale.

Le seul tigre mis en vente5608085_4c4e588e23916114fd3fe924586502fc7673062e

Aujourd’hui, le directeur du “zoo” cherche un acheteur pour 30.000 dollars (~ 27.250 euros), la terre sera également mise en vente.

Ainsi, le reste des ruines de Khan Younès, ne sera plus qu’un souvenir.

Crédit photo AFP/SAID KHATIB

1 commentaire

  1. Il faut absolument que quelqu’un agisse et sauve les pauvres animaux restants! Le directeur est un irresponsable et un lâche! Comment a-t-il pu laisser ses animaux mourir de faim? Pourquoi n’a-t-il pas demandé de l’aide? C’est totalement aberrant que le prix d’entrée soit si bas! Comment avec si peut de subvenions compte-t-il s’occuper de ses animaux? Résultat il n’avait pas d’argent de coté et ont donc laissé ces animaux a l’abandon. Est-ce que vous transmettez ses informations aux différentes associations de défense des animaux pour quels agissent? Est-ce qu’une association pour la protection des animaux a l’intention de ce bougé?

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