Une exploration qui a perdu de sa magie, lorsque les restes de plus d’une trentaine de chiens ont été découverts à Brissac. Samedi, une équipe de spéléologues s’est affairée à remonter les dépouilles.

Le même genre découverte en 1995, à Gorniès

Un club spéléo chargé de la protection du milieu souterrain avait été mobilisé pour nettoyer un site, en 1995. Les spéléologues avaient alors découvert un charnier de chiens de laboratoire à Gorniès.

Les restes de dizaines de chiens jetés par 18 à 20 m de fond

La découverte macabre remonte à trois semaines… Le site de l’aven Goupil dans la commune de Brissac, a été découvert en 1954 et un club de spéléologue cherchait l’entrée du site depuis deux ans, les coordonnées en leur possessions étaient fausses.

Cette entrée enfin trouvée, une tache de sang devant le trou les a intrigués, à l’intérieur ils trouvèrent un chien mort depuis à peine quelques semaines. Sous le corps, de nombreux poils et ossements…

“J’ai estimé qu’il devait y avoir une trentaine de chiens”, se souvient le président du club.

Défricher pour dépolluer

La mairie, la gendarmerie et l’agence régionale de santé, ont été saisies immédiatement. La découverte des ossements figurait au sein du périmètre éloigné de protection des sources de Brissac qui alimentent les communes alentour en eau potable. Samedi 26 mars a été menée alors une opération de “dépollution”.

Six hommes ont réalisé ce travail pénible

Sous l’oeil des militaires et de deux adjoints municipaux, au moyen de cordages et d’un palan, ces 6 hommes se sont chargés de remonter à la surface les restes des animaux. Il y aurait eu 34 crânes et dépouilles de chiens de trouvés – certains étaient dans des sacs poubelle.

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Les dépouilles ont été remises au vétérinaire de Ganges.

Le maire, Jean-Claude Rodriguez, déposera plainte

“Je suis élu depuis deux mandats, c’est la première fois qu’une chose comme ça me tombe dessus. Je suis scandalisé.”

Des associations elles aussi scandalisées

Par la voix du président de la Diane de Brissac, les chasseurs souhaitent condamner ces actes :

“C’est honteux. Il ne faut pas avoir de figure pour faire ça. Je réponds des chasseurs de la commune, je sais qu’ils ne se permettraient pas de faire une chose pareille.” juge Franck Ghisalberti, propriétaire d’une dizaine de chiens.

La présidente de l’association Perle – qui gère le refuge pour animaux au mas de Lamalou, à Brissac – Françoise Sidobre, est choquée :

“Je suis révoltée, dit-elle. On se débrouille toujours pour répondre à la demande, accueillir les animaux que les gens abandonnent.”

Pourquoi l’aven Goupil a été transformé en ce macabre cimetière pour animaux ?

Une enquête a été ouverte par les gendarmes de la compagnie de Lodève. Les premiers éléments relevés sur les lieux, estimeraient les décès les plus récents à six mois, et à plusieurs années, pour les plus anciens. Ces pauvres chiens ne sont pas arrivés là par accident car plusieurs carcasses étaient conditionnées dans des sacs poubelle

Le vétérinaire est chargé d’examiner les corps pour déterminer la date et les causes de la mort de ces animaux de manière plus précise, mais aussi leur race.

Les enquêteurs émettent l’hypothèse que les propriétaires légaux – ou non – de ces chiens, se seraient servis de ce lieu pour éviter de payer les frais générés par la procédure d’équarrissage à la mort d’un animal domestique.

L’espoir des puces d’identifications

Si celles ci sont retrouvées, elles pourraient permettre de remonter jusqu’aux auteurs de ces faits.

L’entrée de l’aven a été refermée avec un grillage, pour éviter toute nouvelle intrusion dans la cavité.

Crédit photos DR

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